Economie de la Réunion

2006 10 19 10 29 10 plage de l hermitage reunion 300x225 Economie de la Réunion

Si la filière canne-sucre-rhum-bagasse demeure toujours aujourd’hui une activité essentielle, les activités de diversification connaissent désormais une croissance continue. Par exemple, le secteur des services prend une importance croissante, près des trois quarts de la population active travaillent désormais dans le tertiaire, notamment dans les services et le commerce. Les activités de diversification qui ont émergé ces dernières années dans le secteur agricole concernent la production légumière et fruitière, les cultures secondaires d’exportation (géranium, vanille, tabac…), la filière viande-lait.
Au plan industriel, l’essor a surtout bénéficié aux industries agro-alimentaires et à la construction. Les activités dans ces secteurs bénéficient d’atouts incontestables : l’importance du marché intérieur, des soutiens publics importants dans le logement et, par le biais de programmes structurels, dans les travaux publics (routes, infrastructures…), une protection des productions locales contre la concurrence (octroi de mer).
Le tourisme est en nette progression (un tourisme haut de gamme dans l’Ouest, un tourisme de découverte dans les Hauts, un tourisme populaire de clintèle locale).
Enfin le secteur du haut tertiaire, notamment la vente de services au travers du développement des formations, l’ingénierie et les bureaux d’études, offre de fortes potentialités liées aux besoins de l’économie générale de la zone.

Le PIB a connu au cours des dernières décennies une très forte croissance qui s’est accentuée après 1986 du fait de la défiscalisation. Après une période plus récente, marquée par un certain ralentissement, elle reste encore importante. Le produit intérieur brut a augmenté de 39,6% en valeur. Néanmoins le PIB par habitant reste encore à un niveau deux fois inférieur à son niveau moyen européen.
Conséquence de ce dynamisme, le marché de l’emploi a, au cours de la dernière décennie connu un essor important : entre 1990 et 2000, sa croissance annuelle s’est située au niveau de 2,5% se traduisant par la création de 30 000 emplois nets. Cette évolution globale s’est accompagnée aussi de transferts d’effectifs profitant aux branches les plus porteuses du tertiaire et dans une moindre mesure de l’industrie. Toutefois ces créations ne permettent pas d’absorber le flux des demandeurs d’emploi.

La Réunion est classée par l’Europe dans la catégorie des régions en retard de développement et bénéficie à ce titre d’un programme opérationnel de développement d’objectif N°1 (PDR III).

Source: outremer.gouv.fr